Marché immobilier : «Ce n'est plus une baisse, c'est un effondrement»
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Marché immobilier : «Ce n'est plus une baisse, c'est un effondrement»
La Fnaim annonce une baisse de 10 à 15% du nombre de transactions immobilières depuis le début de l’année. Les notaires d’Ile-de-France évoquent un recul de 10 à 12% au premier semestre. Etes-vous d’accord avec ces chiffres ?
Michel Mouillart : La Fnaim n’est pas en mesure de produire des chiffres fiables, elle s’appuie surtout sur ce que disent les autres. En revanche, les observations des notaires sont conformes à celles du Syndicat national des professionnels de l’immobilier pour le premier semestre. Entre temps, le SNPI a constaté un violent décrochage des transactions pendant l’été, de 20 à 25%. Une chute confirmée par notre enquête sur la production de crédits immobiliers. Avec un quatrième trimestre du même acabit, l’année devrait s’achever sur un recul des ventes d’environ 20%.
Le marché parisien est particulier. C'est une ville très convoitée, traditionnellement plus chère. De plus, les acheteurs ont deux fois moins recours au crédit qu'ailleurs et les apports personnels peuvent atteindre 50% du prix de vente. La crise du financement a donc moins d'impact. On peut s'attendre à une baisse des prix, mais pas du même ordre.
Il faudrait que la BCE renforce ses baisses de taux, et surtout que le marché interbancaire redémarre. En effet, même une baisse des prix ne suffira pas à débloquer les transactions, si les banquiers n'ont pas d'argent à distribuer. C'est ce qui rend cette situation inédite.
Source : Capital.fr
Michel Mouillart : La Fnaim n’est pas en mesure de produire des chiffres fiables, elle s’appuie surtout sur ce que disent les autres. En revanche, les observations des notaires sont conformes à celles du Syndicat national des professionnels de l’immobilier pour le premier semestre. Entre temps, le SNPI a constaté un violent décrochage des transactions pendant l’été, de 20 à 25%. Une chute confirmée par notre enquête sur la production de crédits immobiliers. Avec un quatrième trimestre du même acabit, l’année devrait s’achever sur un recul des ventes d’environ 20%.
Le marché parisien est particulier. C'est une ville très convoitée, traditionnellement plus chère. De plus, les acheteurs ont deux fois moins recours au crédit qu'ailleurs et les apports personnels peuvent atteindre 50% du prix de vente. La crise du financement a donc moins d'impact. On peut s'attendre à une baisse des prix, mais pas du même ordre.
Il faudrait que la BCE renforce ses baisses de taux, et surtout que le marché interbancaire redémarre. En effet, même une baisse des prix ne suffira pas à débloquer les transactions, si les banquiers n'ont pas d'argent à distribuer. C'est ce qui rend cette situation inédite.
Source : Capital.fr
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