La crise immobilière est-elle toujours aussi prégnante à Marmande et ses alentours ?
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La crise immobilière est-elle toujours aussi prégnante à Marmande et ses alentours ?
http://www.sudouest.com/lot-et-garonne/actualite/marmandais/article/752069/mil/5289061.html
IMMOBILIER. Un an après notre premier dossier sur la crise immobilière, la situation a évolué. Avec une baisse des prix et des transactions. Pour les professionnels, c'est compliqué
« Le moment d'investir »
La crise immobilière est-elle toujours aussi prégnante à Marmande et ses alentours ? « La situation est moins catastrophique qu'annoncé, prévient Grégoire Souillé de l'agence éponyme. Néanmoins, le nombre de transactions a diminué et la clientèle hors région et étrangère a presque disparu. Dans ces conditions, les ventes se réalisent à des prix plus modestes. Ces derniers se stabilisent à la baisse. Une bonne chose. On a davantage de lisibilité aujourd'hui qu'il y a un an. »
Moins 35 % de transactions
Même son de cloche à quelques nuances près chez son confrère, Patrice Perpère, nouveau président départemental de la FNAIM : « Le contexte est aussi dur que lors de la crise de 93 et 94. Les prix sont encore trop élevés et ne correspondent pas à la demande. Jusqu'à 60 000-70 000 euros, on vend très bien. Au delà, il existe un vrai delta entre les souhaits du vendeur et les possibilités de l'acheteur. Un bien estimé à 100 000 euros, il y a deux ou trois ans, ne peut être cédé qu'à 80 000. Et les clients ne sont pas encore prêts à franchir le Rubicond. Néanmoins, pour un produit de gamme supérieure, l'investissement peut côtoyer les 120 000 euros. »
La crise a cependant été durement ressentie par les agences immobilières marmandaises. Pas une ou presque n'a échappé au licenciement de personnel à plus ou moins grande échelle.
« Aujourd'hui, reconnaît Patrice Perpère, tout le monde réduit la voilure. Logique avec une chute des transactions de 35 % en moyenne. Il en va de même pour les notaires. »
Pour celui qui dispose d'une belle épargne, c'est le moment de devenir acquéreur : « La période n'a jamais été aussi favorable, admettent-ils. Les prix sont bas tout comme les taux d'intérêt. Il n'y a pas lieu de tergiverser, pourtant c'est l'attitude adoptée par un public en manque de confiance. »
Le ''De Robien'' à moitié prix
En revanche pour le neuf, notamment en résidence, il existe une demande, à condition de proposer des prix raisonnables. « Nous avons récupéré un programme d'un promoteur que nous avions refusé il y a un an, relate le fils Souillé. Cette fois, les tarifs ont été divisés de moitié. Et ça fonctionne. Jusque-là, 80 % de ces logements étaient destinés aux dispositifs sur la défiscalisation. Le ''De Robien'' a été cédé à des gens extérieurs à la région qui l'ont surpayé. Lorsqu'ils souhaiteront revendre leur bien, ils s'exposeront à de désagréables surprises. Pour louer leur appartement afin de bénéficier des avantages fiscaux, certains n'hésitent pas à brader le montant réclamé. Ils diminuent de 100 euros d'un coup. Aujourd'hui, les négociations sur les loyers sont fréquentes. Ce marché est assez perturbé. »
Personne ne dénigre ces dispositifs, c'est plutôt la manière dont ils ont été utilisés qui est stigmatisée. Le président de la FNAIM du Lot-et-Garonne porte un jugement sans concession : « Des appartements ont été cédés à deux fois leur prix à des clients qui n'en avait pas besoin ou pas les moyens. Le ''De Robien'' se vend aujourd'hui à moitié prix. Les loyers ont chuté de 20 à 25 %. 900 logements ont poussé à Marmande en trois ans et plus de 20 % sont inoccupés. C'est pire à Casteljaloux ou à Escassefort. Dans cette dernière commune, une résidence neuve de 30 appartements est occupée par un seul locataire. » L'érosion régulière constatée depuis l'an passé semble être stoppée. Le pire de la crise immobilière est derrière, semble t-il.
Auteur : alain goujon
IMMOBILIER. Un an après notre premier dossier sur la crise immobilière, la situation a évolué. Avec une baisse des prix et des transactions. Pour les professionnels, c'est compliqué
« Le moment d'investir »
La crise immobilière est-elle toujours aussi prégnante à Marmande et ses alentours ? « La situation est moins catastrophique qu'annoncé, prévient Grégoire Souillé de l'agence éponyme. Néanmoins, le nombre de transactions a diminué et la clientèle hors région et étrangère a presque disparu. Dans ces conditions, les ventes se réalisent à des prix plus modestes. Ces derniers se stabilisent à la baisse. Une bonne chose. On a davantage de lisibilité aujourd'hui qu'il y a un an. »
Moins 35 % de transactions
Même son de cloche à quelques nuances près chez son confrère, Patrice Perpère, nouveau président départemental de la FNAIM : « Le contexte est aussi dur que lors de la crise de 93 et 94. Les prix sont encore trop élevés et ne correspondent pas à la demande. Jusqu'à 60 000-70 000 euros, on vend très bien. Au delà, il existe un vrai delta entre les souhaits du vendeur et les possibilités de l'acheteur. Un bien estimé à 100 000 euros, il y a deux ou trois ans, ne peut être cédé qu'à 80 000. Et les clients ne sont pas encore prêts à franchir le Rubicond. Néanmoins, pour un produit de gamme supérieure, l'investissement peut côtoyer les 120 000 euros. »
La crise a cependant été durement ressentie par les agences immobilières marmandaises. Pas une ou presque n'a échappé au licenciement de personnel à plus ou moins grande échelle.
« Aujourd'hui, reconnaît Patrice Perpère, tout le monde réduit la voilure. Logique avec une chute des transactions de 35 % en moyenne. Il en va de même pour les notaires. »
Pour celui qui dispose d'une belle épargne, c'est le moment de devenir acquéreur : « La période n'a jamais été aussi favorable, admettent-ils. Les prix sont bas tout comme les taux d'intérêt. Il n'y a pas lieu de tergiverser, pourtant c'est l'attitude adoptée par un public en manque de confiance. »
Le ''De Robien'' à moitié prix
En revanche pour le neuf, notamment en résidence, il existe une demande, à condition de proposer des prix raisonnables. « Nous avons récupéré un programme d'un promoteur que nous avions refusé il y a un an, relate le fils Souillé. Cette fois, les tarifs ont été divisés de moitié. Et ça fonctionne. Jusque-là, 80 % de ces logements étaient destinés aux dispositifs sur la défiscalisation. Le ''De Robien'' a été cédé à des gens extérieurs à la région qui l'ont surpayé. Lorsqu'ils souhaiteront revendre leur bien, ils s'exposeront à de désagréables surprises. Pour louer leur appartement afin de bénéficier des avantages fiscaux, certains n'hésitent pas à brader le montant réclamé. Ils diminuent de 100 euros d'un coup. Aujourd'hui, les négociations sur les loyers sont fréquentes. Ce marché est assez perturbé. »
Personne ne dénigre ces dispositifs, c'est plutôt la manière dont ils ont été utilisés qui est stigmatisée. Le président de la FNAIM du Lot-et-Garonne porte un jugement sans concession : « Des appartements ont été cédés à deux fois leur prix à des clients qui n'en avait pas besoin ou pas les moyens. Le ''De Robien'' se vend aujourd'hui à moitié prix. Les loyers ont chuté de 20 à 25 %. 900 logements ont poussé à Marmande en trois ans et plus de 20 % sont inoccupés. C'est pire à Casteljaloux ou à Escassefort. Dans cette dernière commune, une résidence neuve de 30 appartements est occupée par un seul locataire. » L'érosion régulière constatée depuis l'an passé semble être stoppée. Le pire de la crise immobilière est derrière, semble t-il.
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